BATTLES B-BOYING, LES ORIGINES !

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Les « Battles » de B-Boying (ou Breakdance) ont été pensés par un DJ américain, Afrika Bambaataa, qui a voulu remplacer toute la violence physique entre gangs par des « règlements de comptes » plus amicaux et pacifistes. Il a donc créé la « Zulu Nation » un groupe qui œuvraient pour des idées pacifistes et un peu plus tard le mouvement « Hip-Hop ». Avec ce mouvement il veut faire passer un message: « Peace, Love, Unity and Having Fun » qu’on peut traduire par « Paix, Amour, Unité et Profitez (amusez vous) ».
L’agressivité se transforme en créativité, en force mentale afin de surpasser l’adversaire dans une compétition de danse.
Au début, les seuls enjeux des Battles étaient de gagner l’autre, de montrer que l’on était le plus fort, c‘était une question d‘égaux. Il n‘y avait pas de jury, pas de trophée, pas de limite de temps, cela se durai jusqu’à ce que l‘autre abandonne. Puis petit à petit il y a eu de véritables compétitions avec à la clé, la renommé qui ouvre des portes internationales. Ces compétitions intègrent un jury, avec un trophée, de l’argent ou des qualifications et se déroulent durant un temps limite.
Les « Battles », c’est le moment où l’on montre ce que l’on sait faire, où l’on s’exprime. C’est durant ce laps de temps que 2 personnes ou 2 équipes « s’affrontent » pour rivaliser de créativité, de technicité, de fluidité, de précision, afin de donner le meilleurs d’eux même, et  » défendre » son groupe, son pays.
Les danseurs de Breakdance sont ainsi baptisés « Bboys » pour les garçons et « Bgirls » pour les filles, diminutifs de Break Boys et Break Girls.
La philosophie du Breakdance a toujours été le dépassement de soi. S’exprimer dans la rue reste une liberté qui fait aussi partie de cette philosophie, de ce mode de vie. Par sa positivité, sa mixité sociale, sa grande solidarité, c’est une véritable école de la vie qui permet d’apprendre sur soi, sur les autres, sur la vie en communauté.
Evidemment, il y a toujours le coté « compétition », c’est l’essence même de la culture Hip-Hop, ce qui a permis de transformer les énergies négatives de la rue et des gangs, en art. Le message est positifs.
Pour conclure, on peu dire que c’est loin des clichés de « danse de banlieue », répandus par les médias dans les années 1990, que le Hip-Hop a su aujourd’hui redorer son image grâce à une philosophie rassemblant partage, liberté et dépassement de soi. »